Le Mal de Vivre I

La mort dans l'âme, il te vient des questions.
Déconnecté, victime et désarroi,
Alors que le vide emplit ta vision,
Ton corps terne et perdu avance, sans toi.

Des yeux te regardent, heurtent ton esprit,
Sans vraiment comprendre, sans vraiment te voir.
Et lorsqu'il s'éloigne, l'étranger sourit
Devant ta triste maigreur dérisoire.

Soudain ne plus avoir envie de rien,
Etendu, couvert de boue et de sang.
Tu sais ma souffrance, aimée du dément,
La torture isolée que l'esprit craint.

Mais ton ventre crie famine et se plaint.
Ton monde se meurt, devient cendres. Ensuite ?
Tu détruis ce corps ruiné qui t'habite.
L'horizon n'a désormais plus de fin.

Dis-moi, Jefferson, toi qui suit la voie,
Entends-tu ma musique ? Vibrer en toi
Et résonner les notes ? ... Dans notre esprit
C'est le mal de vivre qui nous conduit !

 

Le Mal de Vivre II

J'oubli. Je ferme les yeux sur mon corps.
Apparaît un jardin jonché de morts.
Las. Des murs d'une hauteur infinie
Ont encerclé ma carcasse ennemie.

Ici, je me moque bien du soleil,
Je suis à l'abri, je n'ai plus sommeil.
C'est bon d'être seul, plus fort et lucide.
Mon corps se tait. Je domine le vide...

 

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