QU'EST-CE QUE L'ARBRE-UNIVERS ?

Il existe une forêt grise au coeur de laquelle se trouve un Arbre qui protège sous Son écorce une autre forêt, lumineuse et aérée.

DEVELOPPEMENT

Dans un monde où la réalité matérielle est étouffante, l'œuvre de Douce Morphine est une branche à laquelle se raccrocher pour reprendre pied.

Cette branche est Celle de l’Arbre-Univers, au centre d’une dualité matériel/immatériel.
La réalité matérielle est une terne et pauvre forêt agonisante. La Nature y est exploitée et gangrenée par notre folie d’Hommes, si sûrs de notre pouvoir, de notre droit.
L’Arbre-Univers se dresse au-dessus des autres, contenant en Lui-même, mais aussi soutenant de Ses racines et de Sa voûte, le rêve d'une forêt meilleure où il ferait bon errer. Car Son écorce permet de pénétrer un royaume immense et merveilleux fait d’une Nature lumineuse et reine. Il suffit de trouver un des chemins menant vers cette porte entre deux mondes pour y accéder.
Apparemment isolé, l’Arbre est pourtant un pilier pour la forêt du tangible. Sans Lui, sans nos rêves qu’Il abrite, la folie prendrait le dessus.

Chacun est libre de trouver son Arbre, d'y grimper et de s'abriter sous Ses larges branches. Mais il est de notre devoir de Le soutenir en retour, de Le protéger et de Le voir grandir. Car Il nous laissera alors pénétrer dans l'univers paisible qu'Il abrite.
Nous aurons alors contribué à ce monde que l'esprit seul peut créer et faire vivre. Une chimère, une utopie qui prendra son envol et deviendra une autre réalité, infléchissant le cours du réel matériel.

TRILOGIE DE L'ARBRE-UNIVERS

Douce Morphine a choisi d'exprimer ce tourment, causé par l’incompréhension du réel matériel, et cette aspiration à de meilleurs comportements à travers une trilogie sur la Nature en tant que support d'expression aux sentiments et aux rêves.

« Du Bosquet » – A la genèse de l'Univers-Arbre, une poignée d'êtres sensibles. Ils s'opposent à cette réalité imposée chacun à leur façon, chacun à leur rythme, chacun choisissant sa voie. Ils approfondissent la douleur ou cherchent à la soulager. Inconsciemment, leurs rêves ne forment qu'un, donnant naissance à un monde de Nature pure, loin de tout, à l’abri dans leurs esprits.

« Du Mal de Vivre » – Un de ces êtres, après avoir aperçu cet autre monde en rêve, part en quête de son Arbre. Il choisit la destruction physique de son corps, symbole du tangible étouffant. Et son esprit de s'élever, lavé de la matérialité. Il transpose le mal de la forêt charnelle des Hommes sur son propre corps, de manière à accélérer la dissociation corps/esprit.

« A l'Idéal » – Une fois le miroir traversé, plus aucune barrière ne le retient. Il peut errer jusqu’aux confins de ce royaume, plonger dans les lacs profonds et se laisser caresser par les feuilles. Ce paradis est son esprit, lui est l'Arbre, car il s'est enfin trouvé. L’horizon est enfin dégagé pour voir plus loin.